Les poèmes entendus sur Poetify viennent d’époques, de pays et de sensibilités différentes. Voici quelques repères sur leurs auteurs et leurs œuvres.
Menerbes · CC BY-SA 3.0
Robert Desnos
1900–1945 · France
Poète, journaliste et homme de radio, Robert Desnos participe au mouvement surréaliste avant de s’en éloigner. Engagé dans la Résistance, il est arrêté en 1944, déporté et meurt du typhus peu après la libération du camp de Theresienstadt.
Écrivain et poète de la présence, Christian Bobin éclaire les gestes simples, l’amour, l’enfance et la nature. Sa prose brève et contemplative cherche l’émerveillement dans l’ordinaire, avec une douceur qui n’efface jamais la fragilité du monde.
Ingénieur, écrivain, parolier et trompettiste, Boris Vian mène plusieurs vies à la fois. Le jazz, l’humour et la révolte traversent ses romans, ses chansons et ses poèmes.
Paul Éluard est l’une des grandes figures du surréalisme. Sa poésie accompagne les bouleversements de son époque, de l’amour à la Résistance, avec une langue directe dont plusieurs textes sont devenus des chants.
Emily Dickinson passe l’essentiel de sa vie à Amherst, dans le Massachusetts. Elle écrit près de 1 800 poèmes, mais très peu paraissent de son vivant. Leur rythme, leur ponctuation et leur concentration ont profondément renouvelé la poésie américaine.
Liée au mouvement acméiste, Anna Akhmatova écrit l’amour, l’attente et la perte dans une langue d’une grande précision. Confrontée à la censure soviétique, elle porte aussi la mémoire de celles et ceux que le pouvoir voulait réduire au silence.
Poète, romancier et journaliste, Louis Aragon participe aux aventures de Dada et du surréalisme avant de rejoindre le Parti communiste. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il consacre également une part importante de son œuvre à Elsa Triolet.
Poète et romancière américaine, Sylvia Plath publie le roman La Cloche de détresse en 1963. Le recueil Ariel, paru après sa mort, impose une écriture tendue et précise où se rencontrent le corps, la création et la violence intime.
Arthur Rimbaud écrit l’essentiel de son œuvre avant l’âge de vingt ans. Une saison en enfer et les Illuminations transforment durablement la langue poétique. Il abandonne ensuite la littérature et quitte l’Europe.
Poète, romancière et essayiste, Hélène Dorion publie ses premiers textes au début des années 1980. Dans Mes forêts, paru en 2021, le paysage naturel devient un moyen d’interroger notre mémoire et notre place parmi les vivants.
Née au Caire dans une famille libanaise, Andrée Chédid s’installe à Paris en 1946 et choisit le français pour écrire. Poésie, romans et théâtre composent une œuvre attentive à l’exil, aux liens entre les êtres et à leur capacité de résistance.
Poète libanaise de langue française, Nadia Tuéni place Beyrouth et le Liban au centre de son œuvre. La ville y apparaît comme un corps vivant, traversé par la guerre, les souvenirs et le désir de renaître.
Romancière, nouvelliste et poète française, Cécile Coulon explore les liens, le désir, la nature et les paysages intérieurs. Son écriture directe et charnelle fait de la tendresse une force, sans détourner le regard des blessures et du tumulte.
Peintre, écrivain et éditeur de revues, Francis Picabia passe du cubisme à l’abstraction avant de devenir une figure majeure de Dada. Il refuse ensuite de se laisser enfermer dans un mouvement ou dans un style.